Zhuhai nous ouvre ses portes

À peine arrivés à Zhuhai et rejoins par Hailong, nous embarquons dans un taxi pour l’université. Il longe le littoral. Le paysage est magnifique, ici pas de brume polluée comme à Hong Kong ! Pendant une demi-heure, nous ne cessons de nous émerveiller devant colines boisées et palmiers habillant la ville sur notre gauche, et l’immense baie parsemée d’îles sur notre droite. Puis soudain apparaît le symbole de Zhuhai, la jeune fille à la perle… ah non, ça c’est autre chose ! Ici, c’est La fille du pêcheur.

Nous arrivons à l’université et allons déposer nos valises dans notre chambre d’hôtel. Hailong se trompe d’abord de bâtiment donc nous trimbalons nos valises jusqu’au troisième étage à deux reprises. Heureusement, en Chine, le rez-de-chaussée équivaut au premier étage en France donc nous n’avons en fait monté que deux étages. C’est déjà beaucoup, les valises commencent à rendre l’âme, une roue manquante et des poignées qui s’arrachent petit à petit. Notre chambre est à peu près aussi grande que feu notre appartement rue Flatters. Voilà qui change de notre taudis à Hong Kong !

Nous voulions aller nous occuper des cartes SIM dans un premier temps (on ne peut vraiment plus se passer de connection internet, d’autant plus qu’on n’a pas de wifi dans notre chambre) mais la boutique de l’université étant fermée ce jour nous sommes allés acheter nos vélos. Nous avons opté pour des vélos de luxe flambant neuf, ils serviront beaucoup donc rien ne sert de se sacrifier pour quelques centimes : ils ne sont vraiment pas chers, moins de 100€ les deux avec le service, les garde-boue, les antivols, un Judier très content d’avoir ses quatre roues sans attendre ! Nos estomacs criant famine, nous allons manger à la cantine la plus proche. Le choix ne manque pas, tout à l’air délicieux, et nous avons pu prendre chacun quatre plats différents sans compter le bol de riz (encore pour un prix indécent d’environ un euro, et lorsque nous aurons la carte de l’université ce sera plutôt un yuan, c’est difficile à croire). Aussi, il faut savoir qu’en Chine, on sait cuisiner le riz dans les cantines…

Cantine

Hailong nous amène ensuite visiter la fac à vélo. L’université Sun Yat-sen de Zhuhai (Zhongshan Daxue) est immense par rapport à ce que l’on connait en France. Il y a notamment le plus long bâtiment universitaire de toute la Chine (ci-dessous), trois cantines, une bibliothèque à faire palir la BNF (enfin, presque), une supérette, un magazin de vélo, des banques, le magazin de téléphone, des primeurs, la police, deux gymnases, une piscine en exterieur, et des terrains de sport à tous les coins de rue, et beaucoup de lacs et de verdure. Pourtant, la moitié du campus reste en travaux. On se demande bien ce qui va en emmerger : rendez-vous dans quelques mois.

Bâtiment IFCEN

Nous nous engouffrons dans les petites ruelles bordant l’université, découvrant un tout autre monde, le merveilleux quartier de Tangjia. Il recèle de tout ce que nous voulions retrouver de la Chine : petites ruelles se faufilant entre les bâtisses sommaires mais fonctionnelles, grouillantes de chinois à vélo, mobilette, charette, ou souvent une combinaison des trois. La zone déborde de vie, entre restaurants et commerces divers, tous les chinois vivant leur vie tout en menant leur affaire. Nous finissons par arriver dans un charmant parc, nous accueillant avec une porte bien chinoise et un pavillon appelant à la pause clope. Malheureusement, nous sommes mis dehors à cause de nos vélos, ce qui est une très bonne excuse pour ne plus avoir à endurer la chaleur écrasante et la soif qui nous ronge depuis d’interminables dizaines de minutes. Nous allons alors boire un thé glacé aux fruits avant de reprendre la route vers l’université.

Les nouveaux vélos chinois

Il fait toujours aussi chaud et étouffant. Ruisselants de sueur et totalement assoifés, nous congédions Hailong pour le reste de la journée et nous réfugions pour la première fois sur notre lit très agréable pour une petite sieste (pour nous, c’est encore le milieu de la nuit), permettant de recouvrer nos forces comme de rêver de toutes les belles perspectives qui s’ouvrent petit à petit devant nous.

Bien qu’ayant envie de prendre le temps de prévenir nos familles et de commencer notre petit journal de voyage (ou plutôt, de vie), nous n’avons pour le moment pas internet. Il est donc nécessaire de trouver du wifi, très bonne occasion de retourner tranquillement en amoureux à Tangjia. C’est dans un restaurant japonais, où nous prenons un goûter à base de sushis, que nous trouvons enfin une connection. Peu de temps après nous rejoignent Florian et Élodie, les collègues de Professeur Julie, comme l’appèleront bientôt ses élèves. On se rencontre enfin, prenant le temps de partager autour d’un festin de brochettes et d’aubergines sur une terrasse fort agréable.

Une réponse à “Zhuhai nous ouvre ses portes”

  1. Coucou vous deux,
    Excellente idée ce blog… Et très contente de vous savoir bien arrivée et en pleine forme.
    Continuez de nous donner des nouvelles et nous raconter vos aventures.

    Gros gros bisous de saint Cannat
    Annie

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