Le Chlorudium est là !

Après un long voyage de 28 heures en prenant tous les moyens de transport possibles et imaginables (mis à part trotinette et pédalo), nous sommes enfin arrivés en Chine où notre Judier international nous a merveilleusement reçus. Après ces retrouvailles tant attendues, nous avons achevé notre voyage par une traversée de Zhuhai en taxi. Nous vîmes la fille du pêcheur (#la dame à la perle, by Rudy), symbole de Zhuhai, ainsi que l’opéra aussi connu que celui de Sydney (#Chinese chauvinism).

Totalement épuisés par notre épopée, notre premier souhait était d’aller nous coucher en arrivant, mais le Judier a posé son véto. Nous sommes donc allés faire du vélo ! Les vélos du Judier étant à la fac, nous avons dû faire du vélo à la chinoise, c’est-à-dire à deux par vélo ! Après quelques frayeurs, on a pris le coup de pédale. Comme nous l’apprendrons au fur et à mesure, la culture chinoise est très pratique.

Le vélo à la chinoise !

Nous sommes alors allés manger. Dès le premier jour, c’était un saladier chacun de Malatang, pêle-mèle de tout ce qui fait envie, et de choses étranges qu’il fallait également goûter. Bien sûr, Didier a été le premier à finir son assiette, affamé qu’il était comme à son habtiude, et bien sûr Chloé n’en a mangé qu’un quart. Mais cela ne suffisait pas, il a fallu qu’on se fasse traîner, malgré nos protestations, jusqu’à un autre restaurant, spécialisé en desserts. Le Chlorudium, n’étant pas habitué à ces excès et à ce faste, a réussi à ne pas céder à la tentation — ou plutôt à la folie. On en avait déjà ras-le-gosier. Le Judier, quant à lui, s’est délecté de quelques Yuantiao à la cacahuète, plongés dans une sauce au sésame noir, ainsi qu’un léger mélange de taro aux perles de tapioca et aux graînes de choses non identifiées, le tout nageant dans du lait de coco. Un régal (pour le Judier) ! En tous cas, les saveurs ne manquent pas d’exotisme : le ton culinaire est donné : nous voilà certains de ne plus être en Europe.

La Malatang, ou le Subway de la soupe… c’est succulent !

En guise de digestion, nous espérions aller nous coucher. Mais le Judier en a décidé autrement : il a fallu qu’il nous fasse visiter l’université Sun Yat-Sen, renommée pour son dragon et ses Hunduns. Bien évidemment il a encore fallu affronter ce trajet à quatre sur deux vélos. Arrivés à la fac, nous retrouvons par les deux vélos du Judier, et là… la réalité nous saute aux yeux : le Judier s’est bien moqué de nous, en nous refilant des vélos bien minables, dégonflés et rouillés, comparés aux leurs, flambant neuf. Le retour fut douloureux pour le Chlorudium. À peine le temps d’une petite coinche, et enfin : le dodo tant attendu !

À peine levés le samedi matin, le Chlorudium accompagné du Judier part en quête de ses nouveaux vélos. La caverne d’Ali Baba se trouve une fois de plus à l’université, si bien équipée qu’il y a même un magasin de vélos. Malgré tout l’insistance de Julie, Rudy et Didier pour que Chloé prenne un confortable VTT à vitesses, elle impose sa personalité à travers le choix d’un vélo noir et rouge doté d’un panier… sans vitesses, bien entendu. Mais qu’importe, il faut souffrir pour être belle.

Un nouveau départ, et sur les chapeaux de roues !

La journée est déjà bien entammée, et les estomac crient famine. Nous suivons le Judier à travers les magnifiques petites ruelles pitoresques du quartier de Tangjia, en quête d’un restaurant. Nous arrivons malheureusement trop tard pour le premier choix, mais peu importe dans ce pays où chaque rez-de-chaussée est un restaurant qui ferait palir les meilleurs chinois de Rennes.

Les chaleureuses et pittoresques rues de Tangjia

Nous mangeâmes donc au Cheval Blanc (ou plutôt, au Bai Ma), après avoir été accueillis par un énergumène gigotant, ponctuant toutes ses phrases d’un fier “Okay” bien langoureux, limites ultimes d’un chinois essayant de parler l’anglais, tout en mimant les alimants qu’ils cherchait à nous conseiller… avec un succès mitigé. Ce fut l’occasion de découvrir une autre spécificité chinoise : la qualité des dentitions de chiqueurs de tabac. Malgré cet accueil pour le moins étonnant, le repas était succulent : un resplendissant poisson cuisant encore entier dans un bouillon agrémenté de toutes ses merveilles.

Dire que de telles merveilles, on en voit tous les jours ici…

En guise de digestion, rien de tel que le faire à la mode chinoise : un massage. Malgré les réticenses de Chloé, la voix du peuple emporte la troupe vers la douleur. En effet, les masseuses chinoises ne font pas que des carresses, mais y vont plutôt de tout leur poids avec coudes et falanges. Après une heure de torture, nous ressortons anesthésiés. L’heure de l’apéro approchant, nous découvrons le coeur battant de la vie des expats locale, avec ses petits bars et toutes sortes de restaurants qui ne sont pas vraiment très chinois. En particulier, un adorable bar aux quelques tables qui brasse ses propres bières, fort diverses. Damien puis Bruno, deux collègues de Julie, nous rejoignent avant de se diriger tous ensemble vers le dîner (après une journée si sportive, la faim commence à se faire sentir). Nouvelle découverte qui n’a pas grand chose à envier au restaurant du midi : une mi-pierrade-mi-fondue locale, avec toutes sorttes de viandes et légumes cuisant dans du vinaigre, dans une ambiance festivce et bien arrosée.

Viandes, légumes et alcools dans le coeur de Tangjia

Dimanche, nous rencontrons nous voisins du dixième étage : Xiaoxiao et Damon. Nous partîmes pour une demi-heure en voiture, quatre à l’arrière, aucune ceinture : la Chine dans toute sa splendeur. Chloé s’inquiète, demandant si c’est autorisé. Tout le monde répond que non, mais lui dit de ne pas s’inquiéter : tout est normal. Nous arrivons à bon port (contre toute attente) : un petit centre commercial de dix étages. Nous découvrîmes le Huoguo, désorientés devant la multitude des choix de plats, de sauces, de condiments, d’accompagnements… que prendre ? Réponse : invente, prend tout, advienne que pourra !

On est rarement autant embarassé par l’ampleur du choix des sauces…

Pendant le repas, c’est le défilé des serveurs dignes de ceux des douze travaux d’Astérix. Les impressions sont mitigées, entre Julie qui se régale de colons et boyaux et Chloé qui est à deux doigts de vomir sous la table après avoir croqué dans des aliments non identifiés. Heureusement, Xiaoxiao est là pour tendre un mouchoir salvateur. En sortant, Rudy saute sur l’occasion d’un petit club de basket pour enfants pour demander s’il y a des opportunités d’embauche. Malheureusement, c’est un échec.

Une fondue comme en France… mais à la sauce chinoise !

Puis, le Chlorudium judiesque se scinde en un Rudier qui va jouer au go avec les enfants de Tangjia et une Chlolie qui vaque à ses occupations mondaines (faire pipi au centre commercial et passer deux heures à la manucure). L’enthousiasme des enfants du go est décuplé lorsqu’ils voient non plus un chauve barbu à lunettes comme d’habitude, mais deux ! Les parents se demandent même si tous les français sont ainsi. En tous cas, ils sont toujours aussi mignons et toujours aussi terrifiants. Le petit Li (pour le nom, on a une chance sur deux), cinq ans, inflexible voire même austère durant toute sa partie contre Rudy, finit par vaincre. Dès que Rudy tourne le dos pour aller boire la traditionnelle eau chaude… le petit Li ne peut se contenir et manifeste sa joie à travers une danse jubilatoire.

Des petits plein de ressources (notamment les deux au fond !)

Ainsi, après deux jours seulement en Chine, on a l’impression d’avoir découvert un nouveau monde qu’il reste à explorer pendant les mois à venir.

7 réflexions sur “Le Chlorudium est là !”

  1. A part parler de manger, vous avez d’autres points d’intérêts ?

    Je vois que c’est la fête. Peut-être que Chloé parviendra à reprendre quelques kilos.

    Grosses bises à tous les quatre.

    Môman

  2. Bravo ! C’est une narration très humoristique que vous nous faites là. Nous avons beaucoup ri en vous lisant. Aussi, nous attendons avec impatience la suite de vos aventures…
    Bisous.
    Maman et Bernie

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