La Shanghaïte

Après 100 kilomètres de taxi qui nous ont coûté l’équivalent de 25€, nous voilà à l’aéroport où deux avions pour Shanghai nous attendent. En effet, nous ne pouvons pas tous nous permettre le luxe de l’avion de Didier dont le séjour est payé par l’Ambassade de France — voilà où vont vos impôts ! En attendant l’avion, le petit dèj s’impose : direction le Burger King. Dans l’avion, les deux heures et trente minutes de vol se passent à corriger des copies pour Julie, aidée par une assistante de qualité, qui n’avait rien d’autre à faire.

Arrivés à Shanghai, le premier défi consiste à nous retrouver. Nous arrivons au terminal des pauvres, alors que Didier arrive au terminal habituel de l’aéroport Hongqiao. Malgré son petit dèj au gras et son repas dans l’avion, Didier nous annonce qu’il a faim aussitôt que nous nous rejoignons. Ne prêtant guère plus d’importance à cette remarque, nous nous rendons à l’auberge où nous arrivons après une grosse heure de métro (habituez-vous, ce ne sont pas les mêmes échelles qu’en France !) L’auberge traditionnelle du Judier à Shanghai est chaleureuse et conviviale. Une fois nous être installés dans nos quartiers respectifs — on ne se mélange pas dans un Chlorudium Judiesque — nous partons réaliser le désir le plus profond de Didier : manger ! Ce sera une petite Malatang, principe tant adoré du Judier. Chloé demande avec insistance un plat non pimenté (bù là!), et pour être sûre elle retourne même juste après la commande confirmer que le plat ne sera pas pimenté ! Heureusement, ça ne pose aucun problème, ils ont bien compris et assurent qu’il n’y aura pas de piment. Enfin arrivent les auges remplies, et dans celle de Chloé… les choux-fleurs sont rouges des pigments de piments. Elle rappelle le serveur qui repart avec son bol puis revient. Les denrées sont rincées, les choux-fleurs sont toujours écarlates.

La Malatang, ou Byzance à tous les repas

Après cette pause frugale pour le moins épicée, nous nous rendons à Yuyuan, le quartier un peu préservé du centre-ville de Shanghai, hyper touristique avec ses toits chinois et ses bâtisses pittoresques, bondé, et envahi d’éclatants Starbucks, KFC, MacDo, Burger King et autres fleurons du capitalisme occidental perdus aux milieu d’échoppes et de grignotis chinois.

Ensuite, Yuki nous rejoint à la plus grande librairie de Shanghai. À la mention du mot « librairie », Didier s’anime à l’instar de Poppy qui aurait entendu le mot « promener », agitant la queue, relevant les oreilles, et sautant de joie tout partout. Ensuite, comme au bon vieux temps, nous allons boire un verre au Captain Bar, un rooftop sur le Bund, avec vue sur les tours de Pudong, la tant célébrée skyline de Shanghai. Les prix nous rappellent Paris, mais la vue est tout autre. On s’émerveille devant la Pearl-TV Tower, la JingMao Tower, le Décapsuleur et la Shanghai Tower, les quatre grands géants illuminés en cette nuit limpide.

Après une bonne nuit de sommeil et deux heures trente de métro, nous rejoignons la maman d’Angeline qui nous emmène à Zhujiajiao à une bonne heure d’autoroute de là (et pourtant encore dans Shanghai). C’est encore un lieu très touristique où les boutiques de souvenirs pullulent et peine à absorber les nuées de cars de Chinois — qui pensait qu’il n’y en avait qu’à l’étranger ? Rapidement, les yeux oublient ces agitations sans intérêt et s’émerveillent devant ce magnifique village de canaux, telle une Venise à la mode chinoise.

Au coucher du soleil, la maman d’Angeline nous dépose au métro. Nous voilà repartis pour une heure et demie de transport direction Wujiaochang qui est le quartier périphérique où vivait Julie l’année dernière. À la sortie du métro, nous nous retrouvons sur un immense rond-point. étant donnée l’heure, nous n’avons le temps pour la visite que de l’un des cinq centres commerciaux qui encerclent le rond-point. Le centre commercial est immense et compte une dizaine d’étages. Au 7e, il y a une patinoire, trois magasins Adidas, et autant de magasins Nike. C’est au 8e que nous nous rendons. Nous comptions passer brièvement à Tom’s World pour dépenser les 30 jetons que nous avions achetés. Aspirés par le jeu, nous sommes restés plus d’une heure, envoyant l’un de nous racheter des jetons toutes les 5 minutes avant de se rendre compte qu’on en avait déjà consommé plus de 300 !

Tramoshon !!!!

Nostalgique de l’ambiance occidentale, de sa bière coulant à flot, de son fromage bien odorant, et de ses nourritures malsaines, nous allons manger et boire à La Bamba. Au menu : bière, pizzas, tacos, quesadillas, pâtes carbo, hot-dog et burger au steak de boeuf. Ensuite nous descendons en sous-sol, direction Propaganda, la boîte de night locale. Étant bien blancs, c’était un honneur pour eux de nous offrir l’entrée, une boisson gratuite, ainsi que la carte VIP. Après quelques Gin To à moins de 3€ le verre, nous rentrons en taxi.

Dimanche matin, nous visitons le temple Longhua Si. L’après-midi étant pluvieux, nous coinchons à l’auberge, retrouvant le bonheur des paisibles après-midi entre amis et famille. Une fois la nuit tombée, nous allons boire un verre encore plus cher que ceux du Captain bar, dans un endroit secret que nous ne dévoilerons pas — sinon, ce ne sera plus un secret.

Enfin, le lundi c’est shopping ! Direction Tianzifang, un labyrinthe d’innombrables boutiques en tout genre qui ont poussé sur les vestiges d’un ancien complexe industriel du centre de Shanghai. Avant d’aller à Nanjing Lu, nous faisons un petit détour par la plus belle maison de Shanghai, située à Xintiandi.

Pour finir nous voilà sur les Champs Élysées Shangaien pour déposer Didier à son Sofitel où il s’empiffrera de croissant, de fromage, de café, de vin, de pain et de tout ce dont on peut rêver quand on est des Français en Chine. Lors de notre balade, nous avons croisé Claire, une amie Française qui habite à Hong-Kong, quelle coïncidence !

Enfin nous prenons le Maglev pour l’aéroport de Putong, pour finir au sommet avec ce joyau de technologie chinoise : 30 km en un peu plus de six minutes, vitesse de croisière pointe à 430km/h, le tout sans sentir la moindre secousse et sans contact avec le rail magnétique. Quelle expérience inédite !

3 réflexions sur “La Shanghaïte”

  1. Merci beaucoup pour la relation de vos aventures, certes très intéressantes mais certainement un peu éprouvantes pour de «  pauvres occidentaux «  !!! Félicitations pour le reportage . Bon courage pour la suite de vos aventures «  chinoises «  . Je vous embrasse tous et vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année « européennes «  . En attendant de faire un détour par la Chine pour vous faire un petit cou-cou … Bonne continuation. Bises .

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