Les désastreuses aventures de Français en Chine. Partie 1.

Les retrouvailles tant attendues pour la semaine de Noël approchant un grand pas, un peu d’organisation semblait nécessaire. Titi, Bland’ et Jade arrivent à Hong Kong, tandis qu’Emeline et Guillaume arrivent à Canton.

Julie s’est chargée de récupérer le groupe de Hong Kong et nous celui de Canton, ce qui nous a permis de visiter cette ville que nous ne connaissions pas encore.

A l’arrivée, nous nous somme dirigés vers la Canton Tower, encore une claque architecturale qu’on ne peut pas louper au vue de son gigantisme. Le temps était idéal : grand soleil, ciel bleu et 28 degrés.

Notre objectif suivant était l’île de Shamiàn. Deux possibilités s’offraient à nous : y aller à pied en longeant la rivière des perles (2h de marche) ou essayer de trouver un bus ou un métro pour y accéder. Le temps nous manquait (nous ne restions qu’une journée sur place), nous avons choisi la deuxième option.

Le métro étant introuvable, nous avons stationnés devant un arrêt de bus à la recherche de celui qui nous mènerait à bon port. Etant un peu perdu, un Chinois, visiblement plein d’entrain pour nous aider, et semblant très fier de montrer qu’il savait parler Anglais, nous indique quel bus prendre. Nous voilà rassurés. Cependant, nous nous sommes très vite rendu compte qu’en réalité son anglais était très limité. Une fois dans le bus il ne nous à pas fallu longtemps pour remarquer que nous n’allions pas du tout dans la direction souhaitée… Typique des Chinois, ils préfèrent dire n’importe quoi plutôt que d’avouer qu’ils ne savent pas, il est très important de garder « la face »!! Après une bonne partie de rigolade, nous cherchons à nouveau un métro. Durant notre marche nous avons croisé un expatrié. Sautant vite sur l’occasion pour lui demander où se trouve la bouche de métro la plus proche, avec un anglais parfait bien entendu, il nous à répondu du tac au tac « vous êtes Français? ». (Notre accent est vraisemblablement à travailler encore un peu). Après nous avoir donné de faux espoirs en nous indiquant ce qui aurait dû être une bouche de métro, nous avons lâchement fini par prendre un taxi, pour la modique somme de quarante yuans, c’est-à-dire cinq euros.

L’île de Shamiàn nous accueille avec un pêle-mêle de couleurs, de musiques et de dances locales. Il y a aussi une vue magnifique, sans oublier l’église Notre-Dame-de-Lourdes ainsi que ses rues et bâtiments à la Française.

Ile de Shamiàn

Par chance nous avons trouvé un restaurant français, même breton, chez Maggy, où nous avons pu savourer un hamburger frites et une galette jambon fromage, qui n’avaient bien entendu absolument pas le même goût qu’en France. Cela à néanmoins fait du bien à nos papilles gustatives en manque de merveilles gastronomiques françaises.

En guise de digestion nous avons visité le Temple du Bouddha Géant qui se trouve en plein centre ville, ce qui donne un impressionnant cachet architectural au quartier qui mêle centres commerciaux, boutiques de rue, immeubles modernes et temple ancien.

Temple du Bouddha Géant

Puis nous avons fini notre journée en se baladant dans le parc Yuèxiù, immense parc en plein centre de Canton où se trouve la statue représentant l’emblème de Guangzhou (Canton), les cinq chèvres.

Statue des cinq chèvres

Avant d’y arriver nous avons traversé de nombreux parcs où la bonne humeur et l’ambiance étaient à leur comble. A chaque coin du parc de nombreux Chinois s’amusaient à leurs guises, les uns en dansant, d’autres en chantant ou encore en pratiquant un sport de jonglage asiatique avec un espèce de volant de badmington.

Le lendemain matin fut riche en émotions car nous sommes allés chercher Emeline et Guillaume à l’aéroport.

Nous étions devant la porte des arrivées quelques minutes avant leur atterrissage, dans l’attente, l’excitation montait de plus en plus mais l’envie d’uriner commençait à se faire sentir. Après un bonne heure d’attente Rudy craque et part vite aux toilettes et bien sûr ils ont choisi ce moment là pour arriver.

Après des retrouvailles comme il se doit, nous prenons le bus en direction de notre belle ville de Zhuhai, tellement heureux de pouvoir partager cette vie que l’on mène depuis un bon mois avec des personnes si cher.

Dès notre arrivée, une pause s’impose, nous leur avons donc montré notre petit quartier de Tangjia où nous adorons passer de longs moments à discuter autour d’un verre ou d’une tasse de thé.

L’équipe de Titi ayant du retard, Julie nous a rejoint au bar et c’est le début des vacances,  un massage pour Guillaume et Rudy (si on peut appeler ça un massage) et une manucure pour Emeline et Chloé.

Puis retour au chaud à la maison où nous avons attendus l’arrivée des retardataires en discutant de choses et d’autres. Quand Julie est rentrée avec tout le monde, ce fut encore des retrouvailles magiques!!! Suite à un bon repars, nous voilà tous couché en rêvant de cette semaine bien chargée qui nous attend.

Le lendemain matin, après un petit thé, nous partons tous prendre notre petit déjeuné à la fac en vélo. Nous sommes désormais neuf et un problème de logistique intervient, nous n’avons que six vélos. Quoi de mieux pour commencer son voyage en Chine que de se mettre à la mode chinoise ? Nous sommes donc partis à la fac à deux sur un vélo. 


Pour le p’tit dej’, de multiples choix s’offrent à nous : nouilles, raviolis, lait de soja, baozi, etc…

Les nouveaux arrivants, excepté Titi, ne se jettent pas sur ces nombreux choix qui leurs semblent pour le moins douteux. Mais ils ont quand même goutés à tout avec parcimonie.

Rien de mieux qu’un troisième petit déjeuné pour continuer la journée, direction la cafétéria où nous dégustons un de ces si rare cafés.

Le temps est maussade.

Nous décidons d’embarquer tout le monde au Fake Market à la frontière avec Macau, qui se trouve à seulement une heure de bus. C’est un réel labyrinthe sous-terrain de centaines boutiques qui n’en fini pas. On trouve tout et n’importe quoi. Après de nombreux achats plus ou moins compulsifs, la faim nous dirige vers la sortie. Titi a choisi le pire des bouibouis pour aller déjeuner, un tout petit restaurant où l’hygiène laisse clairement à désirer. Le patron, tout étonné que sept blancs viennent s’aventurer ici, nous a filmé en train de nous servir. Nous ne l’avions même pas remarqué, mais durant le repas lui a pris l’idée de regarder cette super vidéo de nous sur son téléphone toujours connecté à l’enceinte bluetooth du restaurant pour un moment Caucase bien chinois.

Titi est ensuite allé chez le coiffeur, comme à son habitude en voyage dans les pays douteux.Il en est ressorti avec une coupe hipster qui ne lui allait pas du tout, ce qui nous à déclenché une bonne partie de fou rire.

Nouvelle coupe

Nous sommes ensuite allés voir la Yunu (la fille du pêcheur), le lieu touristique incontournable de Zhuhai. Une statue qui procure à cette plage un charme encore plus romantique, pour le plus grand plaisir des amoureux qui aiment venir se faire prendre en photo à ses côtés.

Les amoureux devant la Yunu

Enfin, le soir de Noël arrive. Un moment très chaleureux et convivial où le père Noël nous a bien gâté. Tous les français de la Fac esseulés étaient conviés ce soir là à la maison. Huitres à la chinoise, brochettes de cartilage et toasts de foie gras au menu.

Plus de cinquante cadeaux de toutes tailles attendaient sous le sapin.

Didier devint fou avec sa switch et voulait absolument aller s’enfermer dans sa chambre sous prétexte d’une soudaine migraine. Chloé a eu droit à la ferrari des lisseurs, ses cheveux n’ont jamais été aussi bien rangés.

Le lendemain une grosse journée nous attendait car nous avions prévu une randonnée de 5h dans les montagnes, randonnée qui devait nous mener jusqu’au temple Putuosi.

Malheureusement, l’entrée de la dite montagne était barrée et ne rouvrait qu’en avril, la randonnée annulée, nous avons opté pour le bus. L’arrivée au temple nous a immédiatement fait oublié notre déception, c’est l’un des plus beaux que nous ayons visité jusqu’à présent, les nombreuses couleurs et les millier détails nous en mirent pleins la vue.

Nous sommes ensuite allés se balader sur une autre montagne beaucoup plus petite et beaucoup plus touristique. Nous avons monté plus d’une centaine de marches à pied pour arriver au sommet où une vue splendide devait nous attendre. Mais le temps faisait des siennes et le brouillard s’amusait à cacher l’horizon. Pour se consoler Titi, Guillaume et Rudy ont fait un bisou à un serpent, pendant qu’Emeline courait dans tous les sens, en manquant de renverser tous les stands sur son chemin, afin de trouver rapidement une bonne cachète avant que le serpent ne la voie.

Pour finir la descente de la montagne fût bien plus simple car nous l’avons descendue en toboggan, les sensations étaient bien moindre que le Silver Star d’Europapark mais le paysage était tout autre.

Le soir nous sommes allés manger dans notre restaurant favori, le « Bai Ma » (cheval blanc) où le serveur/patron que nous surnommons dorénavant Chiken Depp, suite à sa ressemblance avec Jonny Depp et ses imitations de poulet pour le moins étrange, nous a encore bien fait rire.

Chiken Depp

Pour la suite de la semaine nous sommes partie à Zhangjiajie, les fameuses montagnes suspendue où a été tourné le film Avatar, ce récit fera l’objet d’un prochain article.

2 réflexions sur “Les désastreuses aventures de Français en Chine. Partie 1.”

  1. Merci pour cette nouvelle publication. En attendant la suite avec hâte , et surtout en espérant aller là bas le plus tôt possible.
    Bises.
    A très bientôt.
    Thierry

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