Tour du lac Lugu à vélo

Après une nuit sur les rails, nous arrivons à Lijiang où il nous faut courir dans un bus de ville qui nous dépose à la gare routière longues distances de sorte à attraper le dernier bus de la journée allant vers notre prochaine destination. Sans avoir le temps de souffler, attrapant à peine de quoi grignotter un petit déjeuner dans le bus, nous voilà arpentant les petites routes sinueuses de montagne. La route a été complètement refaite l’année dernière. Autrefois, on mettait huit bonnes heures de car sur des chemins de terre depuis Lijiang. Alors que les garçons comatent, Julie se démène pour trouver un moyen de se rendre aux gorges du saut du tigre le lendemain. C’est en effet problématique car c’est le soir du nouvel an et la Chine s’arrête. Finalement, Lao Huang, dont nous avons eu le contact via la famille qui nous accueille ce soir, accepte de nous conduire pendant environ cinq heures de routes de montagne au retour.

Après quatre heures de paysages époustouflant le long d’un charmant fleuve parcourant la vallée, nous sommes déposés à la petite bourgade de Qiaoshui en bordure du lac Lugu. Il est 15h et nous louons des vélos pour les vingt-quatre prochaines heures. Aujourd’hui, nous logeons à deux heures et demie de vélo de là, le long du lac. La balade est agréable, nous faisons une pause à la frontière entre le Yunnan et le Sichuan pour boire un traditionnel café-bière.

À la tombée de la nuit, nous arrivons dans la ferme où nous dormons ce soir. La famille nous accueille chaleureusement comme jamais et nous offre l’apéro constitué de pop-corn chinois et de delicieux biscuits au sésame, tous faits maison. La grand-mère, ou plutôt la matriarche, essaie de communiquer avec nous mais personne ne comprend son patois Mosuo. Elle a les mains terriblement abîmées par une vie de travail et se réchauffe avec nous autour des braises. Nous partageons sa liqueur de riz maison avant d’aller dormir.

Aux aurores, il fait encore -5°C dehors et nous enfourchons nos bolides. Nous longeant toujours le lac et devons arriver à Qiaoshui avant 15h30, car Lao Huang nous attend. Rapidement toutefois, plus moyen de pédaler : nous sommes sur un chemin piéton composé d’escaliers qui traversent la colline. Les garçons se relaient pour porter le vélo de Julie qui a du mal à grimper les marches, essoufflée par le manque d’air dû à l’altitude. Nous marchons comme cela pendant deux heures avant de rejoindre une route qui longe le lac. Une heure de coups de pédales plus tard, nous nous régalons pour le déjeuner avec vue sur ce magnifique lac dont on ne se lasse pas, avant de repartir en découvrir de nouveaux points de vue.

Mais, contrairement à une route plate longeant le lac à laquelle nous nous attendions, nous enchaînons les virages pour grimper drument dans les collines. Julie s’essouffle, peine à pédaler, décide de marcher en poussant son vélo. Après trois vomis mais de belles descentes, nous rejoignons Lao Huang avec seulement un quart d’heure de retard. Ce dernier et le loueur de vélo sont impressionnés de nos prouesses, bien que locaux ils n’ont pas l’habitude de voir des gens faire de tour du lac autrement qu’en voiture !

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