Pèlerinage à Shangri-La

Shangri-La, porte du Tibet, est la ville où vont les touristes qui veulent se faire une idée du Tibet sans les contraintes d’être accompagné par un guide. En effet, pour entrer au Tibet il faut un visa spécial qu’on ne peut obtenir que par l’intermédiaire d’une agence de voyage. À peine arrivés, on a l’impression que ce lieu de pèlerinage bouddhiste ressemble à une ville fantôme. La plupart des auberges, restaurants et commerces sont fermés en raison de la fête du printemps. Une rue de la vieille ville demeure toutefois bien vivante. Cette ville n’est en réalité pas bien vieille car elle a été entièrement reconstruite après un fulgurant incendie en 2014.

Pour notre premier jour à Shangri-La, nous nous rendons au temple Zongsenling. Nous sommes époustouflés devant tant de magnificence. À peine en vue et les dorures monumentales resplendissent comment un second soleil.

Tous les petits temples bouddhistes qui le constituent débordent de richesse.

Chaque peinture murale raconte les différents épisodes de la mythologie bouddhiste et hindou.

Les motifs aux couleurs vives défilent sous nos yeux.

Les offrandes, sous forme d’argent et de consommables, s’entassent au pied de chaque statut d’un Bouddha, parfois à la manière des rayons d’un supermarché.

Nous remarquons en particulier des bouteilles de Coca, de Sprite, et même de vin, parmi ces offrandes qui accompagnent les morts dans l’au-delà.

Didier et Henry se font bénir par un moine et reçoivent un bracelet protecteur. Mais… le soleil est de plomb, et le manque d’air dû à l’altitude nous monte rapidement à la tête.

Il nous est de plus en plus difficile de marcher, tous les quatre exténués comme jamais, et nous cherchons désespérément un endroit où manger. Tout est fermé. Après deux kilomètres de marche alors que nous tenions à peine debout, nous finissons par arriver dans un hôtel de luxe qui accepte de nous servir. On retrouve des prix de kebabs parisiens tellement c’est cher, mais cela nous fait un bien fou de nous poser. Nous avons au moins le bénéfice d’une magnifique vue sur l’arrière du monastère.

Néanmoins, nous sommes tous à plat et décidons de rentrer faire la sieste, abandonnant l’idée de poursuivre la journée en parcourant les collines avoisinantes et en faisant le tour du lac pour avoir de nouvelles vues de Zongsenling.

Le lendemain, nous nous promenons dans la vieille ville, découvrant un temple surélevé et une immense roue à prières. Il faut s’y mettre à plusieurs pour arriver à la faire tourner.

Un Chinois nous demande de prendre des photos avec lui. Puis, les autres touristes se mettent à faire la queue pour eux aussi avoir leur photo devant le temple avec les étrangers.

Après cette longue séance photo, nous nous échappons et nous enfonçons dans la campagne, grimpant des collines, pour accéder à un autre temple perdu au milieu de nulle part. Il est lui aussi très impressionnant.

Après le déjeuner, nous visitons le musée de l’armée rouge qui raconte l’histoire de la Longue Marche des soldats dans les montagnes. La Longue Marche constitue clairement une grande fierté de l’armée chinoise, et le symbole de la fondation de la République Populaire de Chine, ralliant année après année gouvernements locaux et villages de paysans pour s’opposer au gouvernement de Chiang Kai-Shek, aboutissant à la mise en place de la RPC de Mao.

C’est après cette visite que Julien et Henry nous ont quittés pour aller bronzer aux Philippines. Nous nous sommes donc retrouvés dans un Judier, enfin ! Lors d’une petite balade dans la vieille ville, nous sommes tombé sur un café à la Starbucks où nous nous sommes installés pour rattraper notre retard dans le blog, avant de s’effondrer devant un film et de s’envoler de Shangri-La le lendemain.

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